11.12.2008
LE LIBAN ASSASSINE
Les coups pleuvent et je crois voir,
Le guet-apens, le carnage, le crime
Sans vérité, sans honte, sans devoir,
Ainsi, l'Orient marche vers l'abîme.
Je ne me soutiens plus, je me sens malade
La mort plane, le sang ruisselle,
L'affreux lynx dévore nos camarades,
Et de toutes parts jaillit l'étincelle.
Quand les êtres bas, abjects et jaloux,
Sèment la ruine, le deuil et la haine,
Les crimes ne profitent qu'aux loups,
Aux chacals boiteux et à l'hyène obscène.
Israël nous canonne, nous affame,
Un éclat d'obus sur nos têtes
Vieillards, enfants et femmes,
Guettent la fin de la tempête.
Nous voilà errants dans la nuit.
Nul repos. On aura froid ! On aura faim !
Et le combat continue à grand bruit,
Un destin terrible et que sera la fin ?
REALITES N°.549. 1996
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