11.12.2008
LIBRE LIBERIA
Un géant avec son bec en acier,
Offense le ciel froid et sourd.
La belle Monrovia sous ses palmiers,
Compte ses morts et c'est bien lourd.
Après la famine, le crime, l'immonde
La folie est plus grande que l'univers
L'hystérie s'ouvre pour tout le monde
Le vainqueur aussitôt abattu par son frère.
L'éternelle misère lentement se dévoile,
Dans une Afrique par la faiblesse noircie
Et la guerre sans valeur tisse sa toile
Elle essaye de nous arracher la vie.
Ce siècle ingrat, difficile et affreux,
Cette époque de confrontations et de peurs
D'inquiétudes et de jeux mystérieux
Bref ! tout semble vertige, illusion, vapeur.
La douleur difforme les droits humains,
Par des actes de vengeance sans nombre
Et le mal transfiguré, ne condamne rien.
Qui aura raison dans l'ombre ?
REALITES N° 552. 1996
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