13.12.2008

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Une agitation jette le trouble le soir

On court, on va vers le cri du souffrant

Le pas de l'infirmier dans le couloir

Qui roule et qui s'accroît par moment.

On voit une silhouette malingre, sans âme

La contamination arrive en courant

Le bronchiteux est là, sans verve, sans flamme

L'homme affaibli par ce mal virulent.

Le geste avait sa voix et le malade son bruit

Tout se résume sur les visages blêmes et gris

Des indisposés fiévreux et des âgés évanouis

L'hiver avec le froid pris en flagrant délit.

L'infection guette tout et remonte en haut

Femmes, enfants, vieillards, pasteurs et apôtres

Et chaque virus brûle comme un flambeau

Même si nous allons d'un bout à l'autre.

Nous subissons, puisqu'il le faut Seigneur

Une épidémie amère, rude est la situation

Faut-il accepter les étouffants malheurs ?

D'une grippe, résultat d'une morne saison.

 

REALITES N°738.  2000

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