15.12.2008
L'EPOUVANTABLE
La nuit tremble. La mort se lève
Quelques coups de mortier, un signal
Pour les poseurs de bombes sans trêves,
Qui s'envolent avant même le bal
Les guerriers sont autant de machoires
Qui dévorent, femmes, enfants et matières
Ils s'acharnent, pour du minerai noir,
Sur les hommes de la terre entière
La victoire n'est au fond qu'une garce,
Qui s'accouple avec de la dynamite
Et dans une lueur de fumée éparse
Elle masque vaguement les gîtes
Pendant que le muet matador obscur
Dans une vaste zone verte paille
Debout, l'épaule contre le mur
Observe les massacres après bataille
Le pionnier effaré court un destin effrayant
La poursuite donne le vertige au misérable
Le jour arrive, horriblement fuyant
Tant le genre admire l'épouvantable
REALITES N° 1114. 2007
18:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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