16.12.2008

THE NEWSPAPER

La dépêche est naît d'une aube tendre,

Sous un ciel trés riche en couleurs,

Et notre esprit qu'on croit comprendre,

Tient aux voyelles comme aux fleurs.

 

La plume donne l'exemple énorme,

De l'accouplement graphique et encre noire

Et le style étreint librement la forme

Où tout moindre soupçon, devient devoir.

 

Le quotidien s'offre à travers le vitrail

L'expression est une idée d'aperçue

Et la vérité et son ombre de même taille

Cherchent pour le savoir, une issue.

 

L'écriture est l'étincelle d'un instant

Et l'insolence invente Lady fourberie.

Les attentats et les rapts haletants

Se dressent contre un verbiage qui dévie !?

 

L'homme sans lecture est dans le besoin.

En laissant passer la strophe du progrès,

La syllabe fuit fumante dans un coin

Et la consonne malade tombe sur le chevet.

15.12.2008

L'EPOUVANTABLE

La nuit tremble. La mort se lève

Quelques coups de mortier, un signal

Pour les poseurs de bombes sans trêves,

Qui s'envolent avant même le bal

Les guerriers sont autant de machoires

Qui dévorent, femmes, enfants et matières

Ils s'acharnent, pour du minerai noir,

Sur les hommes de la terre entière

La victoire n'est au fond qu'une garce,

Qui s'accouple avec de la dynamite

Et dans une lueur de fumée éparse

Elle masque vaguement les gîtes

Pendant que le muet matador obscur

Dans une vaste zone verte paille

Debout, l'épaule contre le mur

Observe les massacres après bataille

Le pionnier effaré court un destin effrayant

La poursuite donne le vertige au misérable

Le jour arrive, horriblement fuyant

Tant le genre admire l'épouvantable

 

REALITES N° 1114.  2007 

14.12.2008

LE BOGUE DE L'AN 2000

Si rien ne germe dans cette terre

Que l'homme laboure jours et nuits

C'est que l'horizon sans cesse fuit

La clarté qui s'éteint sans bruit

Dans une fosse béante d'un cimetière.

 

L'humanité souffre de maux stupides

Volume, mauvaise sonorité et décalage

Faux calcul, tracas et verbiage

Le virus triomphe à l'abri des naufrages

Dans un globe pataugeant dans le vide.

 

La science fait son travail mollement

Là, devant le ciel, et l'opérateur

Sous ses mains l'écran, sauvegarde la peur

Au lieu d'écraser l'inquiétude du coeur

Une discipline s'embrouille doucement.

 

Passe dans l'esprit évolutif une ombre

Le silence mystérieux d'un trône

L'heure énorme s'approche et frissonne

Qui connaît le destin ? Personne

Une fiction nous envahit sans nombre.

 

REALITES N°709.  1999