03.12.2008

IL Y A 60 ANS

Le brigand d'une terre sainte et profonde

A chipé une moitié en quarante huit

Il châtie, écrase, occupe et fonde

Et laisse le vent parfaire la suite.

Il s'acharne à une guerre d'éxtermination

Pour une cabane, un carrefour, un fossé

L'acte d'une grande farce de spoliation

Le temps fuit, soixante ans ont passé.

Avec le sang des attentats, il construit

Son gîte éphémère à coup sûr.

Ce criminel affreux que le destin conduit

A cessé de maudire ses origines obscures.

Un révolutionnaire lève les bras :

Qui que tu sois assassin, la haine enivre

tes actions, mais un jour tu répondras

de tes crimes, à celui qui va vivre.

Pour les lamentations d'un mur, que la ruine encombre

La ville ferme ses portes et baisse son front

Fixant le déshonneur des maux sans nombre,

Jérusalem gémit sous cet affront !

 

REALITES N° 681.    2008 

L'OGRESSE BLOQUEE(OMC)

Trop pieux, trop patient, trop doux

Le Paysan brave tous les défis,

La sécheresse, le froid et la gadoue

Les parasites, le ver et la fourmi.

L'horizon laisse apparaître le tragique

L'homme est souffrant devant la terreur,

Des hormones et de la dioxine satanique

D'un côté il se remet, de l'autre il meurt.

Avec tant de réflexions horribles !

Incertain sera l'avenir sur cette sphère

Et au milieu du combat, il sera la cible

Même s'il laboure bonnement sa terre.

Il s'affiche, sans se soucier de la gamelle

Brandissant banderoles à la hâte cousues

L'Agricole dérange une Firme Universelle

Et s'accroche pour qu'elle ne passa dessus.

L'Ogresse grandissait et grandissait toujours

Une immense chose devant un tas de cendre

De la Mondialisation, l'histoire dira un jour

qu'en voulant planer elle n'a pu descendre.

 

REALITES N° 735.     2000 

N O M. Nouvel Ordre Mondial

Malgré nos éfforts haletants et pensifs,

On ne sait quoi de terrible qui gronde.

Les chasseurs de guerre, avec griffes,

S'arrachent les frontières du monde.

Forfaits, pestes et regards fulgurants,

Se regroupent comme maillons d'une chaîne.

L'éclosion du mal, un déferlement ardent,

De fureurs, d'horreurs et de haines.

Les grands sèment la mort et le vent,

Le feu, la peur et le silence.

La terre fait son travail d'accouchement,

Et enterre les faibles sans puissance.

On voit le loup croquer l'agneau tremblant.

On assiste à la naissance d'un monstre infernal;

La gloire est sous ses chars triomphants,

Il luit mystérieux, le Nouvel Ordre Mondial.

 

REALITES N° 485.     1995