01.12.2008

LE MUR DE LA HONTE

Pour imposer l'abject ligne de la honte,

Les bulldozers creusent sans rien voir,

Et au fur et à mesure que la poussière monte,

Le mur devient sale tant l'ideé était noire.

Quand quelqu'un levait les yeux vers l'horizon,

Pour longer cette muraille qu'on nomme sécurité,

La route se refermait comme une porte de prison,

Et le soleil mêlait sa plainte à celle de la vallée.

Dans cette région où l'histoire n'illumine,

Que la face du monstre colon, sans foi,

L'obstacle de l'apartheid apportera, la ruine

Les crimes, la haine, le deuil et l'effroi.

Ce preneur qui construisait dans la fête!

Est un exécuteur atroce, sanglant et fort

Tueur, qui jamais ne compte et ne s'arrête.

Il est le maître de l'oeuvre meurtrie par la mort.

Cet immigré abruti par la terre, s'abîme.

Il ne regarde que l'obscur firmament.

Nul ne sait quelles flammes le ranime,

Mais certes, il touchera l'abîme fumant.

notre compagne

 

                 Les hommes ont tous aimé Eve

                 Cet être faible, obscur et terrible

                  Une entente, un charmant rêve

                  Un besoin, une volonté inflexible.

                  Un agréable et passionnant récit

                  Un profond plaisir, une chanson d'amour

                  L'extrait d'un parfum maudit

                  L'embûche où l'on tombe toujours.

                  Joyeuse et d'une main ravie

                  Pour résumer l'horizon immense

                  Sur les ondes du vent, elle bondit

                  Après la mort de l'innocence.

                  Pour nous enivrer et nous plaire

                  Rien ne la pousse, personne ne la refuse

                  Elle est là, faisant éclater le mystère

                  Et l'on entend sa douce voix confuse.

                  L'énigme est mêlée à cette belle

                  Qui résiste et s'offre à l'aurore

                   Il suffit qu'une grâce brille en elle

                   Pour qu'elle monte et monte encore.

29.11.2008

poèsies engagées

Balayant la forme et l'académisme, j'offre avec mes mots, une série de tableaux qui sont autant d'élans, de coups de coeur, de protestations et celà sans jamais craindre l'éxagération. Refusant de discipliner les excès de ma sensibilité, je n'écris que par conviction pour dénoncer,pour s'insurger contre la loi du plus fort. Par peur de conformisme, je continu d'écrire à chaque rebuffade,à chaque iniquité qui touchent la société,le Pays, la Nation Arabe. dans ma poésie revendicative, l'imitation du Monde devient changement du Monde. je retrouve à chaque poéme spontanéité et originalité. seule la rime finale trouve grâce à mes yeux. Riche ou pauvre, c'est la résurgence de l'oralité, de l'ésprit du conteur, de l'acteur qui peuvent captiver mon auditoire et comme dans Cyrano, à la fin de chaque envoi je touche. avec le coeur de Pierrot le fou je rêve de devenir Moha le sage.     A l'occasion de l'aïd el kébir je tiens à commencer par ce poéme publié en l'An 2000 sous le n°743 REALITES

LA PEUR AUX TRIPES

En voyant la blouse de mon boucher

La corde et le couperet du matador

Avant même de se voir confesser

Mon petit coeur tomba à moitié mort.

Le sanguinaire avec son métal au corset

Pour empêcher les mouvements de fête

Me noua les sabots autour d'un ruban doré

Et ajouta son lourd talon sur ma tête.

Suspendu à mes cornes spiralées

Il se mit à affûter sa lame pointue

Pour accueillir une cérémonie sacrée

Le grand homme sourit quand il tue.

Mon corps n'est pas à moi,il est au maître

Qui m'engraisse pour s'occuper de mon sort

Pauvre berger qu'on appelle prêtre

Mon sacrifice est pour lui un réconfort.

Le fougueux me renversa alors en arrière

Mon sang de toutes parts coulait

Mais je respirais encore par terre

On eût dit que la mort me refusait.