13.12.2008

WWW/VIRUS 2000.COM

Une agitation jette le trouble le soir

On court, on va vers le cri du souffrant

Le pas de l'infirmier dans le couloir

Qui roule et qui s'accroît par moment.

On voit une silhouette malingre, sans âme

La contamination arrive en courant

Le bronchiteux est là, sans verve, sans flamme

L'homme affaibli par ce mal virulent.

Le geste avait sa voix et le malade son bruit

Tout se résume sur les visages blêmes et gris

Des indisposés fiévreux et des âgés évanouis

L'hiver avec le froid pris en flagrant délit.

L'infection guette tout et remonte en haut

Femmes, enfants, vieillards, pasteurs et apôtres

Et chaque virus brûle comme un flambeau

Même si nous allons d'un bout à l'autre.

Nous subissons, puisqu'il le faut Seigneur

Une épidémie amère, rude est la situation

Faut-il accepter les étouffants malheurs ?

D'une grippe, résultat d'une morne saison.

 

REALITES N°738.  2000

12.12.2008

L'ALGERIENNE

Un maudit tueur ardent et désaxé

Dépoussière cinq fois son visage vil

Dans une région où le crime est fatalité

Il terrorise faubourgs, villages et villes.

Ebauchant un geste que nul ne voit

Il voulait tout vaincre, tout dissoudre

Sa parole ! un son au même endroit

Et ses ordres cachaient de la foudre.

Dans le noir et la profonde obscurité

Le démon apportera le cahier des crimes

Et en passant près de la mosquée

Il lira les noms de toutes les victimes.

Ainsi le diable agira chaque nuit

Avec l'aval des barbus endiablés

Qu'importe si l'heure est pour lui

Il tremblera, quand il sera dépouillé.

Femme errante, battue, foudroyée

Je t'ai cherchée, criant ton nom : blanche

Ton image ébranle sans cesse ma pensée

Un mot s'échappe de ma bouche : revanche.

 

REALITES N°644.  1998

A COMME ALGERIE

Un événement pour la société,

Le temps cherche sa revanche !

Est-ce la rançon de la liberté ?

Ce coup dur pour la blanche.

Sans vacarme, ni bruit,

Je sentais la terreur.

Je regardais, tête éblouie,

La zone pleine de hideur.

Je contemplais un malade,

Autrefois comme une tempête.

Femmes, enfants, camarades,

Ne savent où donner de la tête.

L'homme fort dégoûté, las

Sous un ciel percé comme un crible,

Le moral toujours plus bas !

Dans une chute terrible, terrible.

Ecoles brûlées, maisons noires.

Des jeunes criblés de mitraille,

Par terre sur les trottoirs.

Un véritable champ de bataille.

De ces mots que ma plume lâche,

La raison peut aller d'un bout à l'autre.

Compagnons : L'idéal se fâche,

Je ne suis ni pasteur, ni apôtre.

Tenir bon, au milieu de ce combat,

Et vivre le plus possible,

L'avenir est dans vos bras,

Pour éviter des jours horribles.

L'amour est un souffle universel,

Avec lune, soleil et bon vent,

Pour Alger, notre étoile éternelle,

" Après la pluie le beau temps "

 

REALITES N° 466.  1994