11.12.2008
PETIT MOYEN ORIENT
Un Orient moyennement malsain
Morcelé en territoires bâtards
Suffoque sous la ruse et le venin
Des coyotes et des serpents pillards.
Toute la région est un abîme fumant
Qu'une bombe précède et qu'une flamme suit.
Patrie, où sont tes véritables enfants ?
Qui dévorent le vent et chassent la pluie.
Brave, où est ta bravoure ?
Où est ton prestige, ta foi ?
Où est donc ton amour ?
Pour ton proche sans voix.
Qu'importe le moment, la saison
Combattant, où est ta fureur ?
Intellectuel, où est ta raison ?
Où est donc ta verve meilleure ?
La liberté n'est pas à toi, elle est vapeur !
Cependant, Dieu te l'avait donnée.
Elle est à ceux qui cherchent les douleurs
A ceux pour qui le sacrifice est sacré.
REALITES N° 690. 1999
15:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LE LIBAN ASSASSINE
Les coups pleuvent et je crois voir,
Le guet-apens, le carnage, le crime
Sans vérité, sans honte, sans devoir,
Ainsi, l'Orient marche vers l'abîme.
Je ne me soutiens plus, je me sens malade
La mort plane, le sang ruisselle,
L'affreux lynx dévore nos camarades,
Et de toutes parts jaillit l'étincelle.
Quand les êtres bas, abjects et jaloux,
Sèment la ruine, le deuil et la haine,
Les crimes ne profitent qu'aux loups,
Aux chacals boiteux et à l'hyène obscène.
Israël nous canonne, nous affame,
Un éclat d'obus sur nos têtes
Vieillards, enfants et femmes,
Guettent la fin de la tempête.
Nous voilà errants dans la nuit.
Nul repos. On aura froid ! On aura faim !
Et le combat continue à grand bruit,
Un destin terrible et que sera la fin ?
REALITES N°.549. 1996
14:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LIBRE LIBERIA
Un géant avec son bec en acier,
Offense le ciel froid et sourd.
La belle Monrovia sous ses palmiers,
Compte ses morts et c'est bien lourd.
Après la famine, le crime, l'immonde
La folie est plus grande que l'univers
L'hystérie s'ouvre pour tout le monde
Le vainqueur aussitôt abattu par son frère.
L'éternelle misère lentement se dévoile,
Dans une Afrique par la faiblesse noircie
Et la guerre sans valeur tisse sa toile
Elle essaye de nous arracher la vie.
Ce siècle ingrat, difficile et affreux,
Cette époque de confrontations et de peurs
D'inquiétudes et de jeux mystérieux
Bref ! tout semble vertige, illusion, vapeur.
La douleur difforme les droits humains,
Par des actes de vengeance sans nombre
Et le mal transfiguré, ne condamne rien.
Qui aura raison dans l'ombre ?
REALITES N° 552. 1996
13:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


