11.12.2008
VABIANA ( Boumhel )
La brise remuait l'aurore qui s'éveille
Tout commençait à briller, à fleurir
Les maisons sous un firmament vermeil
S'empourpraient sans rien dire.
A l'heure où la clarté commence
La nature, printemps comme été
Laisse apparaître une étoile immense
Et dérange l'oisillon qui frissonnait.
On sent à travers la fraîcheur
De la colline et sous son ciel, quelque chose :
Une douceur éclatante, un vrai bonheur
L'inondation des rayons dans un champ de roses.
La montagne face à la mer aux ondes bleues
Observe la plaine où l'on trouve une forêt
Et on ne peut qu'admirer muet et silencieux
Ces terres de repos et de tranquilité.
La beauté couvrait en souveraine
L'espace de cet ancien bourg doré
Devenu village, cité, ville sereine
Qui vous tient captif et désarmé.
13:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.12.2008
VILLAGE ROMAIN ( Maktaris )
La route va, descend et remonte,
A travers les cimes des montagnes,
Elle se transforme en côtes, en pentes,
C'est la liberté de la campagne.
Derrière un espace d'eau, vert obscur,
Je découvre le sentier du barrage
En asphalte, la longueur d'un mur
Rocheux, même taille, même cerclage.
Il est difficile de cerner le pourtour,
Des vallées où naissent les orages.
Mais, visible les champs en labours
D'une généreuse terre de pâturage.
Impossible de voir les rivières en crues.
Le brouillard s'enfonce sur les collines.
Ainsi, la neige annoncée est venue,
Bloquant ma voiture encore gamine.
Ce village hautain et charmant,
Est une bourgade de ruines chargées,
Qui, hélas ! se transforme maintenant.
Mais vous tient captif et désarmé.
12:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.12.2008
LIBRE PATURAGE
Allez moutons ! Allez moutons !
Dans les plaines inertes,
Paître l'herbe verte,
A travers les ruines,
Sous la bruine.
Vous avez l'unité de la laine blanche.
A l'aide de mon chien de ranch,
Parole de berger...
Vous serez bien protégés,
Et sans bâton, je vous laisserai manger
Toute herbe qui bouge,
Sauf les champignons rouges.
Agneau, n'ayez pas peur,
Des loups affameurs.
Allez moutons ! Allez moutons !
Malgré ma rigoureuse surveillance,
Et les abois répétés en dissonance,
Les loups-garous surgirent
Et d'assaut abattirent,
L'innocent troupeau hébété
Exécutions rapides et sans procès.
C'est la loi du plus fort.
Les moutons ont tort !!
Allez communément sous un ciel bleu,
Cela est fatal et odieux.
Brouter libéralement l'herbe verte,
C'est une compétition en pure perte.
Pour ceux qui comprennent la peinture,
Ma fable a un sens, c'est sûr.
Pour toute la bergerie
J'ai voulu sacrifier ma vie.
Mais les fentes des caissons,
Ne m'ont pas donné raison.
ABOU ALI
DEMOCRATIE.P3. 1981
12:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


