09.12.2008
HORREURS EN AFRIQUE
Une querelle à travers un pays endiablé,
Il y a urgence, nos gens ont faim,
Au lieu de poissons et de farine de blé,
Ils mangent du chardon et un brin.
La famine reste le seul moyen de vengeance,
Tout croulait, enfants, femmes, vieux maître.
Pour les réfugiés, l'enfer ou cette souffrance.
Je voyais, les ombres tout autour, décroitre.
Ce Hutu élimine, assomme,
Ce Tutsi tire à bout portant,
C'est juste, pourquoi cet homme
Avait-il des cheveux blancs ?
Rebelle, nous t'offrons Kigali, sans argent
Nous t'offrons le Kivu, sans eau, sans huile
Nous t'offrons, à ton choix, un peuple diligent
Le gros lot, les cimetières des villes.
Les tyrans n'étant qu'un seul despote
Ce que dit ce Roi, ce Président le pense
Une tragédie effrayante, dont ce chef pilote.
Crimes, hurlements, abîme, silence.
REALITES N° 576. 1996
10:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.12.2008
SARAJEVO
Une menace obscure à l'infini,
Contre Sarajevo la vieille.
Un centenaire raconte sa vie,
Sans planche, ni cercueil.
Des milices, sans képi,
Sous un ciel sans soleil,
Et des tueurs endurcis,
Visent des enfants en deuil.
Un Peuple à la merci,
D'une guerre sans conseil;
Le décor, une ancienne mairie
Et des soldats sans orgueil.
Le vieillard garde son esprit,
Devant cette atroce bataille
Un homme à genoux, prie,
Pour une question de murailles !
Sur la ville bien endormie,
Enveloppée d'une brume éternelle,
La vieille femme sourit,
L'espoir, avait plié son aile.
REALITES N° 448. 1994
09:18 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
LE YEMEN
" QU'ALLAH FASSE PASSER CE QUI EST ECRIT AVEC DOUCEUR "
Face aux châteaux en granite,
Sur la plage de la Mer Rouge,
On respire de la dynamite.
Et cependant personne ne bouge.
L'ombre d'une guerre maudite,
Se dessine rapidement en Arabie,
Le sable devient graphite,
Satan, joyeux, hurle : merci
Ces gens-là, je les supprime,
Au nom d'une démocratie de haine,
Puisqu'ils ont commis le crime,
De naître à l'Est d'Aden.
Une tragique querelle,
Le fer mord le sable,
On rallume l'étincelle,
Pour se mettre à table.
Sans honte mais avec colère,
Les chars remplacent les chameaux.
Les soldats deviennent vipères,
Et les bombes, guirlandes de tombeaux.
Une horreur vraiment immense,
Que de mourir pour du calcaire.
A nos ancêtres, je pense :
L'Union devient calvaire !
REALITES N° 450. 1994
09:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


