06.12.2008

TUNNEL DE LA DISCORDE

Sionisme, politique de mercenaires,

Tout s'y trouvait : mensonges, spoliation,

Larmes, tristesses et colères,

Crimes, tortures et lamentations.

Tu tiens Jérusalem et ses remparts,

Tes forfaits sont sur toi incurables,

La substance n'est bonne qu'à tes chars,

Aussi, notre foi est inébranlable.

Pour que tu sèmes l'horreur

Avec couronne de fer et de sang,

L'oncle Sam t'a fait Empereur,

Moitié tueur, moitié brigand.

Mais le Peuple se réveille, se dresse,

Et l'injustice ne sera éternelle.

Maintenant la chance délaisse,

Ceux qui creusent tombeaux et tunnels.

Palestine, jamais ainsi tu n'as vécu.

Ils t'ont pris ta terre, on la reprend,

Et la paix, après qu'on ait vaincu,

Sera le symbole du Moyen-Orient.

 

REALITES N°569.  1996

LE DETENU DU NEGUEV

Ses yeux laissent passer la lumière,

Et le drame noir devient effroi,

Mais la détention cousine de la misère,

Lui coupe brsquement la voix.

Fatalement, il scrute le ciel inconnu,

Et guette le grand désert avec stupeur,

Il tâche de saisir quelque chose de nu,

Il se soulève et n'observe que l'horreur.

Le prisonnier est en deuil, et sa lampe

N'éclaire plus que puces et tonneaux,

Et dans sa chambrée sans rampe,

Il cherche l'obscurité, son tombeau.

Au fond, l'homme accuse l'enfer,

Bien avant la naissance du temps.

De sa cellule, la fatalité devient matière,

Et effrite sa volonté doucement.

Il livre une rude et longue bataille

Pour retrouver sa famille et son frère,

Il faut qu'il sorte, il faut qu'il aille

A Jerusalem. Sa patrie lui crie : Espère !

 

REALITES N° 936.   2003

CHAUDE NUIT

Emu, je contemple le ciel qui brille

Les étoiles, la lune, les palmiers et la mer

L'Avenue où passent les filles

Couronnées de joie et de lumière.

Dans un manège éblouissant

D'une chaude nuit étoilée

Les femmes aux parfums excitants

Laissent apparaître des regards étonnés.

Les marchands courent par volée

Vendre pistaches et autres choses

Tout le monde admire l'autre à côté

L'homme seul songe aux roses.

L'air brûlant fait luire les jasmins

La clarté redouble son effort incroyable

Le rythme des chansons avec refrain

Domine la nuit interminable.

Toute la ville était à la plage

Musiciens et danseurs que rien n'arrête

Attendaient l'aube avec rage

Dans un brouhaha d'une veillée de fête.

 

REALITES N° 711.  juillet 1999. hammam-lif