04.12.2008
DANS MA VILLE LA NUIT
Amsterdam de BREL m'inspire ces quelques vers
Dans ma ville, la nuit
Il y a ceux qui dorment,
Et ceux qui s'ennuient.
Dans ma ville, la nuit
Il y a des ivrognes,
Qui pissent, qui grognent.
Il y a des putains,
Sans le sou, sans haine.
Il y a des vauriens
Sans grammaire, ni voyelle
Qui hantent rues et ruelles.
Il y a des balayeurs
Qui astiquent l'asphalte
Sans conviction, ni coeur.
Dans ma ville, la nuit
Passe le métro,
Ni moderne, ni rétro.
Dans ma ville, la nuit
Il y a des fuyards
Pas trop bavards
Il y a des sans-gêne
En jean's et boléro
Paradoxe des temps modernes,
Les mains vides, le coeur chaud.
Dans ma ville, la nuit
Le calme bat le bruit
Il y a ceux qui dorment
Et ceux qui s'ennuient.
17:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
GANTAN - ABOU
Pour des moments ingrats et noirs,
Le geôlier se met à rigoler et à rire !!
Les vastes rayons de la lune du soir,
L'emplit pleinement de délires.
Le projecteur de l'endroit l'accable,
Il se croit libre ce tortionnaire !!
Triomphant, joyeux et implacable,
Il s'amuse et règne sur cette terrre.
A travers baraques et barrières,
Les prisonniers en orange braise,
Passent à l'ombre de la lumière,
Comme bûches pour fournaise.
Le hurlement du faible abrutisse,
Le reste du monde à la traîne.
Pour Satan, ce n'est que justice,
A l'extraordinaire bêtise humaine.
Le Moyen Orient tombe du céleste.
L'excessivement grand est maudit,
Le faiblement bon est funeste.
Et le genre humain, sous la faute, plie.
16:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LE CALVAIRE DU REFUGIE
La haine sacrée tourne autour de lui
Haletant, brisé, la trouille dans l'âme
Il s'attache à une corde qui fuit
Pourtant, il la sent comme une flamme.
Le malingre est las, il a faim
L'oreille tendue à chaque instant
Il a peur, il ouvre ses yeux en vain
Et ne regarde que l'obscur firmament.
La douleur, les barrages et le dégoût
Les insultes, les massacres, les attentats
L'horreur, le deuil et la boue
Le barbelé, avant et après le combat.
Le dépossédé s'offre faible au désir
D'une pensée qui devient gênante
Il marche mal et tout peut le saisir
Pourquoi cet acharnement, cette soif béante ?
Entre une vie impossible et la mort
L'abîme et le tombeau se parlent la nuit
Faisant envers ce déshérité un effort !
A mesure que l'esprit du Monde s'évanouit.
REALITES N° 727. 1999
13:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


